Edition Auvergne - Rhône-Alpes
Date de publication
13 avril 2023
Crédit photo : Astredhor Auvergne-Rhône-Alpes Ratho
| Le réseau vous informe | p 01 |
| Horticulture : Botrytis, taches foliaires, Oïdium | p 02 |
| Horticulture : Rouille, Mildiou | p 03 |
| Horticulture : Pythium | p 04 |
| Horticulture : Thrips, Puceron | p 05 |
| Horticulture : Bactériose à Xanthomonas | p 06 |
| Horticulture : Aleurode, Cicadelle, Chenille | p 07 |
| Horticulture : Acarien, Tarsonème, Auxiliaires | p 08 |
| Pépinière : Oïdium, Botrytis | p 09 |
| Pépinière : Mildiou, taches foliaires | p 10 |
| Pépinière : Puceron, Cicadelle | p 11 |
| Pépinière : Psylle, Cochenille | p 12 |
| Pépinière : Chenille, Acarien | p 13 |
| Pépinière : Otiorhynque, Fourmis | p 14 |
| Pépinière : Bactériose, Auxiliaires | p 15 |
Abeilles sauvages : https://draaf.auvergne-rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/
Localisation
Analyse de risque
Bulletin réalisé à partir d'un réseau d'observateurs :
Sur l'ensemble du secteur :
39 parcelles d'observations en Horticulture,
10 parcelles d'observations en Pépinière,
parcelles flottantes : observations des ingénieurs conseil de ASTREDHOR Auvergne - Rhône-Alpes sur base des productions des adhérents.
Observations : 14 cas dont 10 cas de faible pression sur géranium (5), Fuchsia (2), euphorbe, primevère, myosotis, 4 cas de forte pression sur géranium, primevère, romarin, thym.
Description : sur les plantes présentant une rosette de feuilles, le Botrytis attaque les feuilles basales et les vieilles fleurs; pour les autres plantes, la nécrose se fait à la base de la tige. Il n'y a pas toujours apparition de fructification du champignon si les conditions sont très favorables au développement du champignon.
Prophylaxie : adapter l'arrosage, arroser en milieu de journée. Vérifier les consignes de chauffage et d'aération des cultures sous abris.
Lutte alternative : aucune si la cause est l'irrigation excessive et le climat inadapté. Le champignon Clonostachys (ex Gliocladium) est hyperparasite Botrytis sur géranium du Botrytis, mais il n'est efficace qu'en arrosage pour les maladies raci-
Crédit photographique : naires et les attaques de Botrytis au collet.
Analyse de risque : risque élevé compte tenu de la météorologie.
Observations : 1 cas de septoriose sur pensée, avec faible pression.
Description : taches nécrotiques noires sur le feuillage.
Prophylaxie : adapter l'arrosage. Aération maximale sous abris.
Lutte alternative : aucune si la gestion climatique est inadaptée.
Analyse de risque : risque très élevé compte tenu de la météorologie, mais à cette date, peu de stock en production.
Observations : 5 cas déclarés, 2 de faible pression sur verveine de bouture, renoncule, 3 de forte pression sur sauge officinale (2), Glechoma.
Description : le feuillage se couvre d'un feutrage blanc.
Prophylaxie : arrosage régulier aux heures les plus chaudes. Aération maximale.
Lutte alternative : les produits à base d'huile essentielle ou d'hydrogénocarbonate de potassium sont efficaces.
Analyse de risque : risque maximal si arrosage et climat sont mal maitrisés.
Observations : 2 cas déclarés sur Dianthus avec faible pression et sur pâquerette avec forte pression.
Description : apparition d'un halo vert clair sur la face supérieure de la feuille précédant l'apparition des urédies sur la face inférieure.
Prophylaxie : éliminer toutes les plantes atteintes dès les premiers symptômes. Aérer les cultures après les arrosages, distancer les plantes dans les parcelles.
Lutte alternative : aucune.
Analyse de risque : risque maximal si arrosage et fertilisation sont excessifs.
Observations : 8 cas observés dont 4 de faible pression sur pensée, sauge greggii, basilic et Dianthus et 4 de forte pression sur basilic (2), sauge officinale, salade.
Description : une décoloration jaune clair rapide du feuillage s'accompagnant rapidement de fructifications sur la face inférieure du limbe. La plante est bloquée dans sa croissance et le feuillage est détruit progressivement.
Rappel sur la famille des Pythium et mildiou: Les Oomycètes, c'est-à-dire la division des Oomycota ou classe des Oomycètes, comprennent entre 800 et 1000 espèces (Kirk al, 2001) d'organismes eucaryotes filamenteux. Ce sont des organismes aquatiques non photosynthétiques. Compte tenu de leurs ressemblances morphologiques ils ont été longtemps classés comme groupe proche des Fungi, au sein des champignons. Les analyses phylogénétiques ont montré que les Oomycètes appartiennent en réalité aux Straménopiles, dont font aussi partie les algues brunes, mais au sein de ces derniers, ils sont monophylétiques. On peut les qualifier de
" pseudo-champignons ". (source Wikipedia)
Prophylaxie : éliminer toutes les plantes atteintes dès les premiers symptômes, en particulier avant un arrosage compte tenu du mode de dispersion de cet organisme.
Analyse de risque : risque peut être maximal si arrosage et aération sont mal maitrisés.
Cultures observées : 3 cas de faible pression sur renoncule, thym, primevère.
Description : renoncule : une partie du feuillage jaunit puis fane. Il n'est plus alimenté. Les racines deviennent vitreuses, la plante végète, s'étiole. Thym : rougissement de l'apex des rameaux, puis dépérissement.
Prophylaxie : éviter les arrosages copieux. Eliminer les plantes atteintes avant d'arroser.
Lutte alternative : le champignon Gliocladium contient le développement des pathogènes racinaires dans la limite de ses exigences édaphiques. Les thés de compost montrent aussi une efficacité à condition d'être installés sur un support de culture adapté.
Analyse de risque : le risque est moyen à cette date, mais il peut être très élevé si les arrosages ne sont pas adaptés aux consignes de températures.
Observations & Description : 15 cas, tous de faible pression : géranium (5), Fuchsia (3), Impatiens de Nlle Guinée (1), Impatiens à fleurs doubles, pétunia (3), verveine de bouture (2).
Prophylaxie : piégeage avec panneaux chromatiques jaunes. L'utilisation de phéromones ou de kairomones à cette date est un plus.
Lutte alternative : les auxiliaires ne peuvent prédater que les premiers stades larvaires. Seuls les lâchers en serre chauffée peuvent être efficace en début de saison. Vérifier aussi que vous n'êtes pas en présence de thrips du feuillage. Utiliser les pièges chromatiques. Bien contrôler les jeunes plants à réception.
Analyse de risque : le risque est moyen, mais peut devenir rapidement élevé selon la qualité sanitaire des jeunes plants reçus.
Observations : 33 cas dont 2 cas déclarés avec forte pression sur persil, menthe. Les autres plantes citées avec faible pression sont : verveine (2), Dipladenia (3), géranium (3), Fuchsia (4), poivron (3), aubergine (2), fraisier (2), Lippia (2), plantes aromatiques (2), et tous 1 fois : pensée, Solanum rantonetti, Gerbera, primevère, pétunia, Abutilon, sauge, origan.
Description : les espèces de pucerons rencontrées sont nombreuses, elles peuvent être spécifiques de plantes ou sont polyphages. Il est important de bien les identifier si vous faites le choix de lâcher des parasitoïdes.
Prophylaxie : désherber les adventices sous serre. Piéger les adultes ailés avec des panneaux ou des rubans jaunes englués le long des cultures, si vous ne faites pas de lâchers d'hyménoptères sous abris, ils vous permettront de suivre les vols dans vos abris.
Lutte alternative : il existe des mélanges d'auxiliaires naturels adaptés à plusieurs types de culture et aux pucerons potentiels.
Analyse de risque : le risque est élevé.
2 cas déclarés en dehors du réseau.
Description : Plusieurs symptômes sont possibles selon le développement de la bactérie : flétrissement soudain de feuilles basales, toujours vertes mais ternes ; décoloration jaune d'une zone triangulaire du bord du limbe ; taches nécrotiques noires irrégulières auréolées de jaune sur le feuillage. Le phénomène de flétrissement s'accélère à des températures supérieures à 25 °C et les symptômes sont d'autant plus visibles aux heures les plus chaudes de la journée. Depuis plusieurs années la souche semble peu virulente. Il y a risque de confusion avec des maladies foliaires.
Prophylaxie : Destruction des plantes symptomatiques et de leurs voisines immédiates pour réduire la dispersion. Précautions maximales de désinfection des matériels et des mains des personnel. Désinfection impérative avant toute nouvelle culture de géranium dans les mêmes parcelles. En l'absence de Pelargonium, la bactérie peut survivre sur les feuilles ou dans les tissus de plusieurs autres espèces végétales telles que le bégonia tubéreux, le chrysanthème, le coléus, le fuchsia, le lantana, la verveine, l'impatiens et la pervenche de Madagascar. Ces plantes sont alors asymptomatiques. Les tests rapides ADN/ ARN par amplification, permettent de poser rapidement un diagnostic et de prendre toutes les mesures avant dispersion du pathogène dans la culture.
Lutte alternative : aucune.
Analyse de risque : plutôt faible, un seul fournisseur concerné à cette date, seulement quelques variétés incriminées.
Observations : 4 cas de faible pression sur aubergine, Abutilon, Dipla-denia, Fuchsia.
Lutte alternative : installer un piégeage massif des adultes ailés avec des panneaux chromatiques jaunes. Utiliser les champignons entomophages à l'étouffée (Lecanicillium muscarium ou Isaria fumosorosea) pendant l'enracinement ou le pincement initial car l'hygrométrie sera propice à la germination des spores et pourra détruire les adultes et les larves.
Analyse de risque : risque faible, nul si les jeunes plants achetés sont indemnes.
Observations : 3 cas déclarés avec forte pression sur thym, romarin, origan, 1 de faible pression sur menthe.
Description : les piqûres alimentaires détruisent les cellules des feuilles qui jaunissent irréversiblement. La plante s'affaiblit. Débuter le printemps avec des foyers de forte pression, est très préjudiciables pour les cultures sous abris, d'autant plus que les cicadelles peuvent être vecteurs de virus ou de bactéries. Les facteurs aggravant sont :
- des cultures de plantes ligneuses en cycle bisannuel,
- l'utilisation de paillages fluides favorisant l'hivernage des adultes
Lutte alternative : le piégeage avec des panneaux englués rouges, ou jaunes est très efficace.
Analyse de risque : le risque est élevé pour les productions de plantes aromatiques déjà atteintes à l'automne.
Observations : 6 cas déclarés, 2 de faible pression de Duponchelia sur plantes aromatiques, chenilles vertes sur géranium (2), Abutilon, rosiers, sauge, primevères et 1 de forte pression de Tebenna sur Helichrysum..
Description : les tiges, le bord des feuilles ou des fleurs sont mangés.
Lutte alternative : les toxines du bacille de Thuringe agissent mieux sur les premiers stades larvaires. Le choix des souches de Bacillus est très important en fonction de l'espèce présente. Le piégeage lumineux couplé à des phéromones attractives est particulièrement efficace sur le premier vol des adultes sous abris. La culture sous filet insect-proof reste simple et très efficace.
Analyse de risque : risque est faible.
Observations : 4 cas déclarés de faible pression sur Lippia (2), Dipla-denia, et verveine de bouture .
Description : le feuillage jaunit, apparition de toile sur les plantes.
Prophylaxie : éviter les hygrométries basses. Le bassinage régulier du feuillage aux heures les plus chaudes réduit la pression de cet acarien.
Lutte alternative : lâcher des auxiliaires prédateurs dès le début de culture. Une spécialité commerciale à base d'huile essentielle d'orange dessiccante est homologuée contre les acariens.
Analyse de risque : le risque est faible.
Observations : 2 cas déclarés de faible pression sur Impatiens de Nlle Guinée.
Description : blocage des apex, déformation des ébauches foliaires et des fleurs.
Prophylaxie : aucune, les jeunes plants arrivent contaminés.
Lutte alternative : lâcher des auxiliaires prédateurs dès le début de culture. Une spécialité commerciale à base d'huile essentielle d'orange dessiccante est homologuée contre les acariens.
Analyse de risque : le risque est lié à l'état sanitaire des jeunes plants. Il est faible sinon.
Parasitoïdes : les hyménoptères parasitoïdes sont présents depuis l'automne sous abris.
Ils sont cités 4 fois dans le réseau,
Prédateurs : observation des premières chrysopes en Savoie, ainsi que les coccinelles et
même 1 cas de punaise Macrolophus.
Observations : 2 cas de faible pression déclarés sur Verbena et Prunus laurocerasus 'Caucasica' et 2 cas de forte pression sur rosier.
Description : le feuillage se couvre d'un feutrage blanc. En cas de forte pression, il se propage sur les tiges et les pétioles.
Prophylaxie : limiter les alternances de climat sec / humide qui favorisent le champignon, éviter aussi les variations de température importantes
(nuits fraîches / température élevée sous serre en journée).
Lutte alternative : éviter la montée en température des tunnels de culture, aérer dès que possible. La bactérie Bacillus subtilis, en formant un biofilm sur le limbe des végétaux, permet de lutter contre l'oïdium. Enfin, il y a une grande sensibilité variétale, sélectionner des variétés résistantes. Les produits à base d'huile essentielle d'agrume ou d'hydrogénocarbonate de potassium ont d'avantage un effet curatif par leur mode d'action.
Analyse de risque : risque élevé à cette période.
Observations : 1 cas de faible pression et 2 cas de forte pression sont observés sur lavande.
Description : le Botrytis attaque les feuilles basales et les vieilles fleurs; pour les autres plantes, la nécrose se fait à la base de la tige. Il n'y a pas toujours apparition de fructification du champignon.
Prophylaxie : adapter l'arrosage, arroser en milieu de journée ou aérer tôt le matin après l'arrosage. Vérifier les consignes d'aération des cultures sous abris. Distancer les plantes et éliminer les feuilles atteintes.
Lutte alternative : aucune si la cause est l'irrigation excessive. Le champignon Clonostachys
(ex Gliocladium) est hyperparasite du Botrytis, mais il n'est efficace qu'en arrosage pour les maladies racinaires et les attaques de Botrytis au collet.
Analyse de risque : risque élevé compte tenu de la météorologie à cette période.
Observations : 1 cas de forte pression déclaré sur rosier.
Description : une décoloration jaune clair rapide du feuillage s'accompagnant rapidement de fructifications sur la face inférieure du limbe et d'une nécrose brun-violacé sur la face supérieure. La plante est bloquée dans sa croissance et les folioles chutent au sol.
Prophylaxie : privilégier un arrosage au goutte à goutte lorsque cela est possible sinon adapter l'arrosage en arrosant en milieu de journée ou aérer tôt le matin après l'arrosage afin de limiter la prolifération du pathogène.
Analyse de risque : le risque peut être élevé si l'arrosage et la fertilisation sont mal maitrisés.
Observations : 1 entreprise a observé un cas de faible pression sur Laurier rose.
Description : les taches foliaires sur laurier rose sont dues à un champignon, Ascochyta heteromorpha, qui se développe dans des conditions humides et fraîches. Les symptômes peuvent être retrouvés sur les feuilles et les branches avec le marquage de taches brunes circulaires entourées d'un anneau pourpre sur les feuilles .
Prophylaxie : enlever les feuilles atteintes, limiter les arrosages en aspersion et distancer les plantes afin de maximiser la circulation de l'air. Il est primordial de désinfecter le matériel de taille utilisé pour l'élagage des lauriers roses
Analyse de risque : risque moyen compte tenu de la météorologie à cette période.
Observations : 12 cas déclarés avec faible pression sur Malus, Crassula ovata, Chaenomeles, Vinca, rosier, merisier, Miscanthus, laurier rose, laurier thym, Ribes, Hedera et 2 cas de forte pression sur Ribes et rosier.
Sur les Malus, les pucerons sont recouverts d'un amas de cire blanche d'aspect cotonneux: ce sont des pucerons lanigères (Eriosoma lani-gerum). A cette période les pucerons se trouvent dans les infractuosités des troncs.
Description : les espèces de pucerons rencontrées sont nombreuses, elles peuvent être spécifiques de plantes ou sont polyphages.
Prophylaxie : installer des haies réservoirs pour favoriser les auxiliaires indigènes aux abords des cultures. En journée, aérer au maximum les abris pour éviter les fortes montées en température et permettre aux auxiliaires d'entrer. Si la pression est faible, éliminer les premiers foyers par pincement des tiges.
Lutte alternative : la kaolinite appliquée sur le feuillage permet un contrôle par écran physique contre les pucerons. Les formes hivernantes de ce ravageur peuvent être asphyxiées par des huiles de paraffine.
Analyse de risque : le risque est moyen car le débourrement des végétaux est en cours.
Observations : 2 cas de faible pression déclarés sur Hedera et Lavandu-la 1 cas de forte pression sur Lavandula sous abris.
Description : les piqûres alimentaires détruisent les cellules des feuilles qui jaunissent irréversiblement. La plante s'affaiblit. Débuter le printemps avec des foyers de forte pression, est très préjudiciable pour les cultures sous abris, d'autant plus que les cicadelles peuvent être vecteurs de virus ou de bactéries. Les facteurs aggravant sont :
- des cultures de plantes ligneuses en cycle bisannuel,
- l'utilisation de paillages fluides favorisant l'hivernage des adultes
Lutte alternative : sous abris, le piégeage avec des panneaux englués rouges est très efficace. La kaolinite appliquée sur le feuillage permet un contrôle par écran physique.
Analyse de risque : le risque est faible sauf pour les productions déjà atteintes à l'automne.
Observations : 1 cas de faible pression et 3 de forte pression de psylle sur Eleagnus sont rapportés en culture hors-sol.
Description : les larves se développent sous les feuilles et produisent des sécrétions blanches rigides et du miellat pouvant conduire au développement de fumagine. La croissance de la plante peut être ralentie et une chute des feuilles peut être observée
Prophylaxie : la culture en extérieur ainsi que le distançage réduisent l'infestation.
Lutte alternative: la maltodextrine asphyxie le ravageur par contact.
Analyse de risque : le risque est faible sauf pour les productions déjà atteintes à l'automne.
Observations : 1 cas de faible pression sur Hydrangea petiolaris et 3 cas de forte pression sur Phormium tenax, Cordyline et Choisya sont rapportés.
Description: les plus présentes sont les cochenilles farineuses, Plano-coccus citri et Pseudococcus longispinnus, avec fumagine sur miellat. Elles sont à l'origine d'un affaiblissement de la végétation (déformation, blocage de croissance) pouvant entrainer la nécrose des rameaux.
Prophylaxie : nettoyage des lots contaminés avec élimination des rameaux infestés. Distancer les lots.
Lutte alternative: l'huile de colza asphyxie le ravageur par contact.
Analyse de risque : risque faible.
Observations : 4 cas de faible pression sont rapportés sur Vinca, Rosier et de tordeuses sur des lots de plantes vivaces et d'arbustes.
Description : les tiges et le bord des feuilles sont mangés. Dans le cas des tordeuses se sont les apex qui sont détruits.
Prophylaxie : nettoyage des lots où le parasite est détecté avec élimination des rameaux infestés. Installation de nichoirs à mésanges.
Lutte alternative: selon l'espèce observée, des pièges à phéromones peuvent être installés. Le traitement avec Bacillus thuringiensis peut agir sur les stades larvaires. Le choix des souches de Bacillus est très important en fonction de l'espèce présente.
Analyse de risque : risque faible.
Observations : 1 cas de faible pression sur Laurier rose est déclaré.
Description: décoloration du feuillage qui devient jaune puis les feuilles sèchent et tombent.
Prophylaxie : il est possible d'appliquer une huile de paraffine en repos végétatif pour asphyxier les formes hivernantes, les œufs et les femelles fondatrices.
Lutte alternative: l'huile essentielle d'orange peut être utilisée comme dessiccant. Les arrosages en aspersion contrarient fortement le développement des acariens.
Analyse de risque : risque faible.
Observations : 1 cas de dégâts d'otiorhynque de forte intensité est rapporté sur Lonicera kamtschatica.
Description : les larves détruisent le système racinaire des plantes, le collet peut être rongé. La plante fane.
Prophylaxie : lors du rempotage, vérifier l'absence de larves dans le substrat (surtout dans le cas de plantes infestées reconduites). Surveiller le feuillage des cultures sensibles (Photinia, Prunus...).
Lutte alternative: les nématodes Steinernema kraussei et Heterorhabditis bacteriophora permettent un contrôle principalement des larves par un traitement en arrosage du substrat. Il est possible d'incorporer un champignon entomophage dans le substrat lors des rempotages.
Analyse de risque : risque élevé selon les espèces.
Observations : 1 cas de forte pression est rapporté en culture hors-sol sur Yucca.
Description : destruction du collet des plantes, des tiges et des racines.
Lutte alternative: utilisation de terre de diatomée dans l'environnement proche des cultures.
Analyse de risque : problème rencontré de plus en plus souvent, générant ponctuellement des pertes significatives.
Observations : 1 cas de faible pression déclaré sur Malus.
Risque faible
Description : cette galle est provoquée par une bactérie, Agrobacterium tumefaciens.
Prophylaxie : afin de limiter sa propagation éliminer les plantes atteintes, désinfecter et nettoyer les outils de taille.
Lutte alternative: aucune
Analyse de risque : risque faible car lié à la qualité du plant.
Des observateurs rapportent la présence de coccinelles et de chrysopes adultes. Ce qui est relativement tôt pour la saison.
Pour en savoir plus, EcophytoPIC, le portail de la protection intégrée http://horti-ppam.ecophytopic.fr/horti-ppam
Directeur de publication : Gilbert GUIGNAND, Président de la Chambre Régionale d'Agriculture Auvergne - Rhône-Alpes
Coordonnées du référent : Victor MOINARD (CRAAURA) victor.moinard@aura.chambagri.fr
Animateur filière / Rédacteur : Hubert BRETON (Astredhor AuRA) & Isalyne GATHERON (Astredhor AuRA)
À partir d'observations réalisées par :
Les adhérents Auvergne Rhône-Alpes & les conseillers de la station horticole RATHO - Astredhor Auvergne - Rhône-Alpes.
Ce BSV est produit à partir d'observations ponctuelles. Il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transmise telle quelle à la parcelle. Pour chaque situation phytosanitaire, les producteurs de végétaux, conseillers agricoles, gestionnaires d'espaces verts ou tout autre lecteur doivent aller observer les parcelles ou zones concernées, avant une éventuelle intervention.
La Chambre régionale dégage toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs concernant la protection de leurs cultures.
Action du plan Ecophyto piloté par les ministères en charge de l'agriculture, de l'écologie, de la santé et de la recherche, avec l'appui technique et financier de l'Office français de la Biodiversité.