Bulletin disponible sur bsv.na.chambagri.fr et sur le site de la DRAAF draaf.nouvelle-aquitaine.agriculture.gouv.fr/Bulletin-de-sante-du-vegetal
La solidité du bilan phytosanitaire du territoire repose sur une surveillance collective active des particuliers, professionnels et collectivités territoriales. N'hésitez pas à rejoindre le réseau des observateurs pour l'enrichir.
Les conditions climatiques de l'année 2022 avec un hiver plutôt clément suivi de températures douces ont été globalement favorables à la prolifération des ravageurs en leur permettant de réaliser plusieurs cycles biologiques.
sral.draaf-nouvelle-aquitaine@agriculture.gouv.fr
Jessica RODRIGUEZ jessica.rodriguez@fredon-na.fr
Sabine LLOBET sabine.llobet@fredon-na.fr
Directeur de publication DRAAF/SRAL Nouvelle-Aquitaine 22 Rue des Pénitents Blancs 87000 LIMOGES
Chambre régionale d'agriculture Nouvelle-Aquitaine Boulevard des Arcades 87060 LIMOGES Cedex 2
Le nombre et la diversité des signalements phytosanitaires dans le secteur des espaces verts et plus largement des zones non agricoles illustre cette situation.
Il apparaît sur la base de la surveillance conduite sur le territoire de Nouvelle-Aquitaine et des signalements émanant des différents partenaires du réseau d'observation que :
La présence du charançon rouge du palmier est avérée sur un territoire plus large que ce qui était envisagé et s'étend probablement sur l'ensemble du littoral Atlantique de Nouvelle-Aquitaine. La surveillance des palmiers est à renforcer sur l'ensemble de la région en recommandant la mise en œuvre sans délai des traitements (produits de biocontrôle) lorsque l'insecte est détecté. Combiné à la présence de Paysandisia archon (papillon palmivore) notamment en Gironde, les effets des dégâts occasionnés par ces deux ravageurs mettent en péril la pérennité de nombreux palmiers. L'aire de répartition du longicorne tigre qui est désormais susceptible de faire l'objet de mesures de lutte obligatoire ne se limite pas aux seules communes de la métropole bordelaise. Il est signalé à Podensac à plus de 30 km au sud de Bordeaux. Dans ce cas également il est important de mieux préciser l'étendue des territoires où l'insecte est présent par une surveillance attentive de tous les muriers. En 2022, la présence du charançon noir du figuier est signalée dans le Lot-et-Garonne. La campagne de communication et de surveillance tend à considérer que cet insecte discret et plutôt actif la nuit est présent sur un territoire assez large. Sont concernés tous les figuiers de jardins privatifs sur lesquels une surveillance attentive est recommandée.
La punaise diabolique est signalée dans les Deux-Sèvres : cette punaise apparaît donc s'être propagée depuis le Lot-et-Garonne à la quasi-totalité des départements de la région. Des pullulations très importantes de la punaise réticulée du chêne sont enregistrées sur un territoire important. La situation observée a conduit à demander une étude des impacts possibles de cet insecte sur les chênes qui en sont l'hôte.
Dans les points positifs, le capricorne asiatique des agrumes n'a pas été observé pour la quatrième année consécutive à Royan ce qui permet d'espérer une éradication et une fin de gestion de ce foyer fin 2023.
Le bilan BSV JEVI est rédigé sur la base des observations d'un réseau d'observateurs contribuant à la Surveillance Biologique du Territoire en Nouvelle-Aquitaine. La campagne d'observation est essentiellement conduite entre les mois de mai à novembre 2022. Ce bilan constitue le bilan phytosanitaire annuel des observations faites dans le domaine des espaces verts et des zones non-agricoles, hors forêt qui fait l'objet d'un bilan sylvo-sanitaire spécifique. Il se focalise sur les organismes nuisibles réglementés ou émergents. La majorité des signalements enregistrés en 2022 se rapportent à des insectes ravageurs (63%), des maladies fongiques (30%) et des bactériose (7%). Un grand nombre de signalements concerne des essences d'arbres. Les plus concernées sont les platanes, les chênes, les palmiers, les mûriers et les marronniers.
Le réseau d'observateurs JEVI/ZNA regroupe des agents de FREDON NA, du SRAL NA, de collectivités territoriales, de professionnels des espaces verts et de particuliers. Les signalements et observations qu'ils collectent complètent les observations faites dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle officiels dans le domaine de la santé des végétaux. Les signalements des particuliers sont essentiels pour permettre d'identifier précocement la présence d'organismes nuisibles indésirables dans les espaces privés auxquels les services en charge de la surveillance n'ont pas facilement accès. La détection précoce d'un organisme nuisible est déterminante pour permettre de garantir les possibilités de son éradication et se prémunir des préjudices économiques, esthétiques et environnementaux qu'il peut engendrer. Les particuliers sont en conséquence vivement encouragés à contribuer à la consolidation et au renforcement de ce réseau. Tous les observateurs de l'année 2022 sont chaleureusement remerciés pour leur contribution au renforcement de la surveillance phytosanitaire sur le territoire. Le réseau d'observation en 2022 implique 91 structures pour un total de 125 observateurs. Les observateurs se répartissent pour plus d'un quart d'entre eux, dans les départements de la Gironde, des Landes, de la Vienne et de la Haute-Vienne et un tiers dans les départements du littoral Atlantique. Plus de 200 signalements émanent de particuliers. Les 8076 prospections FREDON Nouvelle-Aquitaine ont conduit à 407 observations d'organismes nuisibles. 390 observations ont été remontées par les observateurs du réseau JEVI.
Pour plus d'information contacter FREDON Nouvelle Aquitaine :
Sabine LLOBET (sabine.llobet@fredon-na.fr) pour les départements 16, 17, 79 et 86 (05.49.62.73.53), Jessica RODRIGUEZ (jessica.rodriguez@fredon-na.fr) pour les départements 24, 33, 40, 47 et 64 (05.56.36.60.91), Philippe PENICHOU (philippe.penichou@fredon-na.fr) pour les départements 19, 23 et 87 (05.55.04.64.06).
Participez au réseau en communiquant vos signalements de suspicion de présence d'organismes nuisibles réglementés ou émergents sur végétaux d'ornement à
SRAL Nouvelle-Aquitaine (sral.draaf-nouvelle-aquitaine@agriculture.gouv.fr)
FREDON Nouvelle-Aquitaine (contact@fredon-na.fr).
Hiver 2021-2022 : Les cumuls mensuels de précipitation de janvier et février sont en moyenne déficitaires de 30 à 40% selon les secteurs. Pour le mois de février, cela atteint jusqu'à 50 à 70% au nord et au sud de la région. Janvier a également été marqué par de fortes inondations dans les Pyrénées-Atlantiques. En février, la moyenne des températures se situe entre 1 et 3 degrés Celsius au-dessus de la normale de référence, tout comme le mois de mars.
Le Printemps 2022 enregistre globalement un déficit de précipitations par rapport aux normales saisonnières. Il atteint 20 à 50% sur la majeure partie de la région. La sécheresse enregistrée en mai est la plus importante des 60 dernières années en Nouvelle-Aquitaine. La moyenne mensuelle des températures s'établit entre 1 à 3 degrés Celsius au-dessus de la normale de référence de la période 1981-2010.
L'Eté 2022 se caractérise par des épisodes de chaleur estivale remarquables tant par leur intensité que leur durée. Il se classe au 10ème rang des étés les plus secs de la période 1959-2022.
L'Automne 2022 est marqué par un déficit de pluviométrie général en septembre et octobre. Douceur et chaleur se poursuivent jusque mi-novembre avec des températures remarquables comme 26,2°C le 13/11 à Samadet (40) et à Trois-Villes (64) !
En résumé 2022 est marquée par des évènements climatiques extrêmes : douceurs printanière et automnale, gelées tardives en avril (avec des dégâts en reprise de végétation ou de floraison sur différentes espèces végétales). Il résulte de ces conditions climatiques un assèchement notable des sols superficiels et des dépérissements de végétaux plus marqués.
Pour chaque ravageur des indications sur ses potentiels impacts suivant la correspondance suivante :
Les signalements de maladies cryptogamiques (101) sont en baisse comparativement à 2021. Cette évolution est cohérente avec les conditions météorologiques globalement sèches en 2022 défavorables au développement et la propagation de ce type d'organisme. Près de 75 % des signalements enregistrés concernent quasiment à part égale trois maladies l'anthracnose du platane, les oïdiums et le black-rot du marronnier.
La répartition des signalements d'insectes ravageurs (374) et l'évolution de leur nombre entre 2021 / 2022 est donnée dans la figure suivante. L'évolution du nombre de signalement d'une année sur l'autre ne reflète pas nécessairement une présence plus importante mais possiblement une observation plus marquée des symptômes ou des nuisances générées. Cette évolution peut aussi résulter des actions de communication conduites pour sensibiliser les observateurs et le public.
La surveillance officielle (SORE) réalisée toutes filières confondues - JEVI, arboriculture et vigne par observations visuelles et prélèvements d'échantillons asymptomatiques n'a pas conduit jusque-là à la détection de foyer de cette bactérie en Nouvelle-Aquitaine.
Xylella fastidiosa est une bactérie détectée pour la première fois en France en Corse en 2015 sur myrte. La bactérie a été détectée par la suite sur diverses espèces méditerranéennes non seulement en Corse mais aussi sur le continent dans la région PACA. 350 foyers ont ainsi été identifiés dont un dans une pépinière située dans l'Aude en Occitanie en 2020. En novembre 2022, la présence de la bactérie a été confirmée dans les départements de l'Ariège, du Tarn et de la Haute-Garonne.
Autour des foyers, des mesures spécifiques de lutte et de surveillance renforcée sont mises en place dans une zone dite tampon de 2.5 km, sur l'ensemble des végétaux susceptibles d'être contaminés.
En 2022, le chancre coloré n'a pas fait l'objet de nouvelle détection de foyers en Nouvelle-Aquitaine. La maladie reste présente en Occitanie et en particulier à la frontière des Pyrénées-Atlantiques. La surveillance visant à la détection de tout nouveau foyer en Nouvelle-Aquitaine reste à un niveau renforcé.
Description : Le Chancre coloré du platane est une maladie réglementée, causée par le champignon vasculaire Ceratocystis fimbriata platani, transmissible par le matériel de taille, l'eau ou encore par contact racinaire. Les spores du champignon pénètrent par les plaies ou blessures de l'arbre. Elles colonisent le système vasculaire de l'arbre et le détruisent. Dépourvu de son système vasculaire, l'arbre meurt. La réglementation en vigueur impose l'abattage non seulement des arbres contaminés mais aussi de tous les platanes situés dans un rayon de 35 mètres minimum autour des arbres contaminés.
Mesures prophylactiques : Comme le chancre est transmis par l'intermédiaire des outils de taille ou d'entretien, il convient avant toute intervention sur platane de désinfecter soigneusement les outils avant et après intervention. Le transport de bois de platanes
(y compris les petites branches) est soumis à Passeport phytosanitaire délivré par le SRAL Nouvelle-Aquitaine. La répartition des foyers en Nouvelle-Aquitaine et la date de leur détection est présentée sur la carte ci-contre (Crédit : J. Rodriguez
FREDON Nouvelle-Aquitaine).
Le champignon provoque chez l'arbre des lésions au niveau de l'écorce des troncs et des branches. L'écorce, nécrosée, devient brun pâle craquelée et reste adhérente à l'arbre. L'apparition de veines ou filaments bleu-noir ou violette, mêlés d'orange est caractéristique. L'écorce d'un platane atteint se dessèche progressivement, le feuillage devient épars et jaunit, la chute de bois mort s'intensifie et l'arbre finit par mourir.
La chalarose du frêne est désormais présente sur l'ensemble du territoire de la région Nouvelle-Aquitaine comme le montre la carte de répartition issue des signalements du réseau des correspondants observateurs du Département de la Santé des Forêts (DSF). Elle précise les dates de détection par secteur. Dans ce contexte, les plantations de frênes sont déconseillées.
Description : Les jeunes plants atteints de la chalarose présentent des flétrissements du feuillage avec au point d'insertion du rameau une nécrose de couleur rougeâtre à violacée. A partir des rameaux morts qui se trouvent en périphérie du houppier, les nécroses progressent à l'intérieur. Des nécroses du collet qui peuvent apparaître chez les arbres les plus atteints, entrainent généralement une mortalité rapide de l'arbre. Bien que les frênes de tous âges soient susceptibles d'être contaminés, les jeunes frênes semblent être les plus vulnérables et présentent un taux de mortalité plus important. Généralement, la maladie évolue plus lentement sur les sujets les plus âgés.
La maladie de la suie des érables a été signalée en 2018 par les Services des villes de Poitiers et de Châtellerault dans la Vienne. En 2022, elle continue sa progression sur la région, passant de 6 communes en 2021 à 10 communes en 2022. Dans le département de la Vienne, le nombre de sites contaminés continue de progresser en 2022, non seulement dans les communes déjà déclarées contaminées comme Poitiers ou Châtellerault mais aussi dans de nouvelles comme Jaunay-Marigny et Mignaloux-Beauvoir. Elle est aussi signalée en Charente-Maritime, dans les Deux-Sèvres à Niort et en Gironde à Mérignac.
Description : Outre le dessèchement de rameaux, on note un enroulement et la chute des feuilles en été. Les symptômes caractéristiques de cette maladie sont l'écorce qui se boursoufle et se détache facilement laissant apparaître alors une couche de suie noire et une coloration anormale brun-verdâtre à jaune. Elle se développe après des étés chauds et secs. Le champignon qui entraine un dépérissement de l'érable, est également responsable de troubles respiratoires par inhalation chez l'homme. Il peut provoquer des crises d'asthme sévères. Il est recommandé de se protéger pour manipuler les bois d'arbres atteints en s'équipant notamment de masques à cartouche et de combinaisons de protection.
La pression phytosanitaire concernant l'anthracnose du platane est faible en 2022 du fait des conditions climatiques qui ont été défavorables à son développement. Si le mois de mars 2022 a été favorable au développement de la maladie du fait de températures fraiches et d'épisodes orageux, le déficit de précipitations de mai en a stoppé l'évolution.
Symptômes : l'anthracnose du platane est une maladie due à un champignon micromycète. Les premiers symptômes apparaissent en mai où l'on observe des nécroses le long des nervures des feuilles (pouvant s'étendre au pétiole). Le risque est très élevé en période pluvieuse avec des températures entre 10°C et 12°C et si l'arbre est dans une phase de sensibilité qui est comprise entre le débourrement et l'étalement complet des feuilles. Entre 12°C et 14°C le risque demeure moyen et au-delà de 16°C, il devient nul. Les variétés Platanus x acerifolia et P. occidentalis sont plus sensibles à l'anthracnose, alors que la variété Platanus orientalis est tolérante. La présence de blessures occasionnées par diverses agressions favorise la pénétration du champignon.
En 2022, la fréquence d'attaque du black-rot du marronnier apparaît inférieure à 2021 pour une intensité néanmoins comparable.
Description : Le champignon passe l'hiver dans les couches de feuilles restées au sol et fructifie en libérant des spores lors des températures printanières comprises entre 15°C et 20°C et en période de pluie. Les printemps (mars à juin) pluvieux et doux sont favorables à son évolution. Les conditions optimales pour un développement de la maladie n'ont été réunies qu'au mois d'avril 2022. Les températures chaudes de l'été et de l'automne ont stoppé son développement.
Les températures élevées de l'été 2022 ont permis de réduire la pression de la cylindrocladiose du buis.
Description : La maladie se caractérise par l'apparition de taches rouges concentriques sur les feuilles et de tirets noirs sur les rameaux. Lorsque la maladie est avancée, les buis atteints présentent des zones défoliées. Pendant l'hiver, le champignon se conserve sous forme de spores pour se développer à la faveur de températures optimales de 25°C, et d'un film d'eau sur les rameaux et les feuilles.
Les conditions climatiques en 2022, ont été défavorables globalement au développement de l'oïdium du chêne et du platane. Si les mois d'avril et de juin 2022 réunissaient les conditions favorables (températures chaudes et épisodes orageux), l'été sec et chaud en a stoppé les attaques.
Description : Ce champignon hiverne principalement entre les écailles des bourgeons et plus rarement dans les feuilles tombées au sol. A la fin du printemps, un feutrage blanc apparaît sur les deux faces des feuilles. L'alternance des périodes estivales sèches et pluvieuses est favorable au développement du champignon. Sur jeunes sujets, il occasionne d'importants affaiblissements. Les conditions optimales de développement des oïdiums du chêne et du platane sont comprises entre 25 à 28 °C.
Pour la quatrième année consécutive, aucune larve et aucun adulte d'Anoplophora chinensis n'ont été détectés en 2022, aussi bien dans la zone délimitée du foyer de Royan que tout autre territoire de la région Nouvelle-Aquitaine. Comme chaque année depuis la détection du foyer de Royan, la surveillance a fait appel à une équipe cynophile. Elle sera encore mobilisée en 2023 et on l'espère pour la dernière année avec la déclaration officielle d'éradication du foyer qui pourrait intervenir fin 2023.
Description : Anoplophora chinensis est un organisme classé de quarantaine dans l'union européenne. Il fait l'objet de mesures de lutte obligatoire. L'insecte occasionne des dégâts très importants sur les arbres et arbustes à bois tendre comme les érables, les citrus, les noisetiers, les platanes, les peupliers, les saules, les bouleaux, les marronniers. Les dégâts occasionnés par les adultes sont visibles sur les racines affleurantes et la base du tronc (jusqu'à 1m environ). De la sciure (activité larvaire) ainsi que des coulures de sève sont également observables. Ce coléoptère a été détecté pour la première fois en France en 2018 à Royan (17). Les mesures de lutte mises en œuvre sur ce foyer ainsi que la zone réglementée sont fixées par arrêté préfectoral du 19 octobre 2018 : (http://draaf.nouvelle-aquitaine.agriculture.gouv.fr/Capricornes-asiatiques).
Trous de sortie d'adulte (à gauche), larve et adulte d'Anoplophora chinensis (milieu et à droite) Royan 2018
(Crédits photos : Bernard GUERY et Thierry AUMONIER SRAL NA)
Anoplophora glabripennis n'a jamais été détecté en Nouvelle-Aquitaine.
Description : Anoplophora glabripennis comme Anoplophora chinensis est classé organisme de quarantaine dans l'union européenne. A la différence d'A. chinensis, les dégâts sont observables sur le tronc (à partir d'1m de hauteur environ) et les branches. Il est présent en régions Auvergne-Rhône-Alpes et Centre-Val de Loire.
La prévention des risques contre ces deux capricornes asiatiques passe par une surveillance attentive des feuillus à bois tendre afin de permettre une détection précoce de leur présence. Ils se disséminent sur de courtes distances lors du vol des adultes ou sur longue distance par le biais d'introduction de végétaux, de produits végétaux, débris végétaux ou de bois infestés par des larves. Il convient également d'examiner attentivement les plants de végétaux sensibles avant leur replantation, en particulier lorsque ces plants sont originaires de territoires où ils sont déclarés présents. Il est recommandé aux particuliers de ne pas introduire de végétaux de zones connues pour être contaminées par ces insectes. Il est également rappelé qu'il est interdit de ramener des végétaux non accompagnés de documents officiels (certificat phytosanitaire) au retour de voyages hors Union Européenne.
Des adultes de charançon rouge du palmier ont été piégés en 2022 dans les Landes et en Charente-Maritime sans qu'il ait été possible d'identifier précisément les palmiers d'où ils ont pu émerger. La prévention des risques contre le charançon rouge passe par une surveillance attentive des palmiers (Phoenix sp) pour détecter des larves, des cocons ou des adultes et ainsi permettre une détection précoce de sa présence. En cas de détection, il convient sans délai de signaler sa présence au SRAL Nouvelle-Aquitaine et de mettre en œuvre des traitements en utilisant les produits de biocontrôle disponibles pour les amateurs.
Description : Le charançon rouge du palmier est originaire d'Asie, il apparait au Moyen Orient à partir des années 80, puis se dissémine en Europe du fait des échanges commerciaux probablement de palmiers. Il est détecté en Espagne en 1992, en Italie en 2004 puis en Grèce et en France en 2006. Un foyer a été détecté en Charente-Maritime en 2018. La période de vol des adultes s'étend de mars à octobre. Les adultes, de couleur brun-rouge, pondent à la base des jeunes palmes ou sur blessures du stipe (équivalent du tronc). Les larves émergent quelques jours après la ponte et se développent à l'intérieur du stipe en consommant les tissus vasculaires ce qui rend sa détection très souvent tardive. Les larves se nymphosent dans un cocon construit à base des fibres de palmier. L'espérance de survie d'un palmier contaminé est de 2 à 5 ans.
Le scarabée japonais fait l'objet d'un plan national de surveillance renforcée depuis son interception à la frontière franco- suisse à Bâle et compte tenu de sa présence en Italie et Suisse. Le grand nombre d'espèces sensibles, les dégâts qu'il occasionne et l'importance de ses possibles pullulations ont conduit à placer en alerte l'ensemble des acteurs de la surveillance. Tout symptôme évocateur de sa présence doit être immédiatement déclaré aux services officiels (SRAL NA) pour permettre la mise en œuvre des mesures qui assureront son éradication.
A ce jour, cet insecte est considéré non présent en Nouvelle-Aquitaine.
Description : Le scarabée japonais adulte mesure 1 cm de long et ressemble au hanneton horticole (Phyllopertha horticola). Il présente des touffes de poils blancs sur l'abdomen qui permettent de l'identifier. La tête, le thorax et l'abdomen sont de couleur vert-doré et les ailes sont marrons. Ce coléoptère est très polyphage. Il peut s'attaquer à de nombreuses espèces végétales, comme les feuillus à bois tendre, la vigne, le maïs ou le soja. Les adultes, actifs en été, consomment principalement les feuilles qui prennent alors un aspect de dentelle. Les larves s'attaquent au système racinaire comme d'autres espèces de hanneton avec une préférence pour les graminées à gazon.
Présent en Italie depuis 2015 et signalé en Suisse en 2017 (frontière italienne), il a été de nouveau identifié en 2021 en Suisse (Bâle) et en Allemagne.
Cycle b iolog iq ue
Xylotrechus chinensis a fait l'objet de 69 signalements portant sur 19 communes de Gironde. Son aire de répartition apparaît bien au-delà de ce qu'il n'était envisagé jusque-là avec un signalement à Podensac soit plus de 30 km au sud de Bordeaux. Le renforcement de la surveillance de cet insecte est prioritaire compte tenu des possibilités d'infestation d'espèces végétales autres que les muriers ornementaux. Les mesures de gestion à mettre en œuvre contre cet organisme invasif sont en cours d'étude avec les autorités nationales. La population est invitée à renforcer la surveillance pour compléter les informations sur l'étendue de son aire de répartition en Nouvelle-Aquitaine.
Description : Les adultes ornés de zébrures rousses, noires et jaunes rappelant celles des frelons émergent de mai à juillet. Leurs larves xylophages forent des galeries dans l'écorce des arbres et mesurent entre 15 à 25 millimètres de long une fois devenues adultes. Il apprécie de préférence les mûriers (Morus spp.) avec quelques hôtes potentiels comme les pommiers (Malus spp.), les poiriers (Pyrus spp.) et la vigne (Vitis vinifera). Ce coléoptère est originaire d'Asie (Chine, Corée et Japon) . En France, il est signalé pour la première fois en 2018 sur les communes de Sète
(Hérault) et Le Bouscat (Gironde). Les trous de sortie sont circulaires ( 5 à 6 mm) et visibles sur les troncs et branches principales de l'arbre. Des rejets ou coulures de sciures peuvent être visibles lorsque les larves se développent.
Le charançon noir du figuier est présent en Italie depuis plusieurs années. Il a été détecté en France pour
la première fois dans le Var en 2019. En 2022, il est signalé pour la première fois dans le Lot-et-Garonne à Monclar d'Agenais. Sa présence a été confirmée par analyse officielle. Toute détection ou suspicion de la présence de ce charançon est à signaler au SRAL NA pour permettre de compléter les informations sur l'étendue de sa répartition qui semble déjà assez large dans ce département.
Description : Le charançon noir du figuier est un coléoptère de la famille des curculionidés originaire de Chine dont l'hôte principal est le figuier (Ficus carica). Les adultes d'Aclees taiwanensis d'une taille de l'ordre de 2 cm ont une silhouette caractéristique des charançons. Le corps est entièrement noir brillant avec des élytres ponctués. Son cycle de développement, de l'œuf à l'adulte, est de l'ordre de trois mois en fonction des températures. Deux cycles de développement annuel sont possibles. C'est un insecte essentiellement nocturne à tendance grégaire. Il pond ses œufs à la base du tronc, généralement au niveau du collet. Les larves qui se développent dans l'arbre le détruisent du fait de leur consommation des tissus végétaux avec une destruction progressive de l'aubier conduisant à une réduction du flux de sève brute .
La punaise diabolique poursuit sa progression. Elle est désormais signalée dans les Deux-Sèvres, les Pyrénées-Atlantiques et en Gironde. Le réseau de piégeage mis en place par la filière d'arboriculture fruitière confirme sa présence en Corrèze, Dordogne, Lot-et-Garonne, Vienne et Haute-Vienne. La surveillance de ce ravageur très prolifique est à porter notamment dans les parcelles de culture d'arbres fruitiers, de maraîchage où la punaise occasionne des piqûres sur les fruits.
Description : La punaise diabolique est de grande taille, de 12 à 17 mm de long et de 7 à 10 mm de large. C'est un ravageur polyphage venant d'Asie. Elle peut s'attaquer à 170 espèces végétales (arbres fruitiers, plantes herbacées, plantes ornementales et grandes cultures). Elle se nourrit surtout des organes reproducteurs des plantes occasionnant des dégâts et des baisses de rendement suite à l'avortement des bourgeons floraux ou à la chute des jeunes fruits. Elle a envahi l'Europe depuis 2004 et a été répertoriée en France pour la première fois en 2012.
Xylosandrus crassiusculus a été détecté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques sur lilas des Indes
(Lagerstroemia indica). Les observations tendent à indiquer une certaine stabilité des populations de cet insecte depuis sa première détection en 2018. La surveillance de ces populations reste néanmoins nécessaire en prévention des risques en particulier sur les arbres feuillus, des espèces fruitières, forestières et ornementales.
Description : Les adultes creusent des galeries dans les branches et le tronc, ce qui entraine une expulsion de sciure blanche sous la forme de cylindres compacts. Ces symptômes caractéristiques apparaissent plutôt l'été. Cet insecte de 2 à 3 mm de long est très polyphage et s'attaque à tous les feuillus. Bien que peu de données soient disponibles sur l'impact de ce ravageur originaire d'Asie, il ne semble pas provoquer de mortalité brutale de l'arbre mais un déclin progressif.
Le papillon palmivore qui est largement présent en Nouvelle-Aquitaine fait l'objet de nombreux signalements. En 2022, 70 signalements concernant 52 communes ont été enregistrés notamment en Gironde et en Charente-Maritime. Ce ravageur continue sa progression et est signalé notamment dans les départements du littoral. Ce n'est pas un organisme réglementé de quarantaine et n'est pas soumis à des mesures de lutte obligatoire sauf pour les établissements commercialisant des palmiers. Il est possible de lutter contre ce papillon en utilisant des moyens de lutte biologique comme des produits de biocontrôle à base de spores de nématodes entomopathogènes (Steinernema carpocapsae), qui tuent les larves présentes dans le palmier. L'application de glu au sommet du palmier constitue une barrière physique contre les adultes. Les arbres trop attaqués ne peuvent être sauvés il est recommandé de les abattre. Il existe également un produit de biocontrôle à base de Beauveria bassiana mais il n'est utilisable que par un professionnel agréé pour l'application de produits phytosanitaires.
Description : la période de vol des adultes de Paysandisia archon s'étale de mai à septembre. Les œufs pondus par les femelles vont rapidement éclore et les larves naissantes vont pénétrer dans le palmier. Les principaux symptômes visuels d'une attaque sont les perforations des palmes. La présence de trous et de sciure sur le stipe peut être observée.
L'activité de la processionnaire du pin parait en 2022 plus importante que les années antérieures. 31 signalements (chenilles et nids) concernant 18 communes ont été enregistrés. La processionnaire peut conduire à de fortes défoliations susceptibles d'affaiblir ou faire dépérir les arbres atteints. Elle peut poser des problèmes de santé publique. Les poils urticants des chenilles à partir du 3ème stade larvaire, peuvent en effet conduire à des réactions allergiques chez l'homme et les animaux. La lutte contre la processionnaire du pin peut faire appel à des produits de biocontôle notamment à base de Bacillus thuringiensis à appliquer sur les stades larvaires les plus précoces pour être efficaces (en général entre fin octobre et décembre en fonction des années). La lutte peut aussi s'opérer en procédant à la destruction des nids. Dans ce cas il convient de porter des équipements de protection appropriés pour se protéger des poils urticants ou encore de poser des pièges sur le tronc des arbres avant la procession des chenilles.
Description : La processionnaire du pin peut s'observer essentiellement sur pins, cèdres, douglas et mélèzes. C'est un papillon nocturne qui émerge au cours de l'été. Les chenilles ont une tête noire avec une pilosité roussâtre vivant en colonie. Elles se déplacent en procession pour se nymphoser dans le sol.
La processionnaire du chêne est peu présente sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine. 3 signalements concernant les communes de Soulac-sur-Mer (33), Saint-Benoît (86) et Poitiers (86) ont été enregistrés en 2022. La lutte contre cette chenille peut faire appel à des produits de biocontôle notamment à base de Bacillus thuringiensis qui doivent être appliqués sur les stades larvaires les plus précoces pour être efficaces. Dans le cas de cette espèce, les stades L1 à L4 se rencontrent en général en mai. La lutte peut aussi s'opérer en procédant à la destruction des nids. Dans ce cas il convient de porter des équipements de protection appropriés pour se protéger des poils urticants.
Description : La processionnaire du chêne est un petit papillon nocturne discret. Les chenilles de couleur gris clair avec une bande dorsale noire peuvent atteindre 40 mm de long et possèdent des poils très urticants pour l'homme et l'animal. Elles se déplacent en procession vers les extrémités des rameaux pour construire leurs cocons. Les nids s'observent accolés au tronc, suspendus sous une branche ou installés au niveau des coupes d'élagage. Elles consomment des feuilles de chêne jusqu'en juillet avant de nymphoser. Les adultes apparaissent 30 à 40 jours plus tard.
Le tigre du platane est un insecte très commun en Nouvelle-Aquitaine. 36 signalements concernant 18 communes ont été enregistrés en 2022.
Description : Le tigre du platane (Corythucha ciliata), également appelé punaise réticulée du platane est un insecte hémiptère de la famille des Tingidae. Il est originaire du continent américain . Les adultes du tigre du platane passent l'hiver sous l'écorce des arbres. En avril, ils entament leur migration de l'écorce vers le houppier. Ils sont visibles sous les feuilles en mai (les larves ne sont pas encore présentes). De juin à septembre, larves et adultes cohabitent sous les feuilles. Les symptômes de dépigmentation liés à l'action de nutrition des adultes sont bien visibles. Fin-septembre à début octobre, ils entament leur migration vers l'écorce pour passer l'hiver.
Des pullulations localement très importantes de la punaise réticulée du chêne ont été signalées notamment en Gironde et dans les Landes du fait des désagréments qu'elles ont occasionnés dans les jardins et terrasses de particuliers concernés. Aucune méthode de lutte contre ces insectes n est actuellement disponible. La situation observée a conduit à s'interroger d'une part sur les méthodes de lutte à développer et d'autre part sur leurs impacts possibles sur les chênes qui en sont l'hôte. En 2022, 121 signalements ont été enregistrés concernant 52 communes.
Description : Originaire d'Amérique de l'Ouest, cette punaise est reconnaissable par l'aspect réticulé de son thorax et de ses élytres. L'adulte mesure environ 3,5 mm et vit sur la face inférieure des feuilles. En Europe, elle a été observée sur différentes espèces de chêne (Quercus sp) framboisier (Rubus idaeus) et ronce à feuille d'orme (Rubus ulmifolius). Son cycle de développement reste incomplet sur pommier (Malus) et chêne rouge (Q. rubra). Les essences de feuilles persistantes (Q. ilex, etc.), ne sont pas colonisées. Les premiers foyers de cet insecte ont été observés en 2018 à Pau
(64). L'insecte ne présente pas de risque connu pour la santé publique.
La pyrale du buis est une espèce largement présente en Nouvelle-Aquitaine. La lutte contre cette pyrale passe par une lutte précoce par pulvérisation d'un insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis var. kurstaki. Cette bactérie sécrétant une toxine spécifiquement toxique pour les chenilles qui la consomment. L'insecticide n'est efficace que s'il est appliqué sur le feuillage des buis attaqués par de jeunes larves. Il permet de réguler les populations et limiter les dégâts. Les pièges à phéromones attirant et piégeant les mâles limitent la reproduction de cette pyrale. Les pièges sont à mettre en place de mars à septembre à proximité des buis, le réservoir à vider régulièrement et la capsule de phéromones à changer tous les mois. Le piégeage en évaluant l'importance des vols d'adultes permet de positionner au mieux les traitements insecticides idéalement 7 à 10 jours après le pic de captures d'adultes. Le nombre de papillons par piège à Bordeaux est de 27 individus avec des pics de vol en juillet et septembre. Les résultats des piégeages des Jardins de Marqueyssac (24) opérés dans 20 sites, montrent un nombre identique de captures de papillons avec des pics de vol moins marqués comparativement à 2021 sauf pour le mois de juillet. Les vols ont été un peu plus précoces d'environ 2 semaines avec des populations de chenilles assez importantes en début de saison. Les températures douces au printemps ont engendré début avril l'observation de tous les stades de chenilles (des vols de papillon ont eu lieu en mars).
Description : La pyrale du buis est originaire d'Asie (Chine, Japon et Corée). Elle a été signalée pour la première fois en Allemagne en 2007 puis en France (Grand-Est) en 2008. La Pyrale du Buis est un lépidoptère de la famille des Crambidae. La chenille a une tête noire luisante, son corps est vert clair, strié longitudinalement de vert foncé. Elle atteint 44 mm de long. Elle présente des verrues noires et de longs poils blancs isolés non urticants.
Des dégâts de zeuzère du poirier ne sont signalés en 2022 que dans la Vienne.
Description : La zeuzère du poirier est un lépidoptère de couleur blanche avec de petites taches noires. Les adultes sont d'assez grande taille de 3 à 4 cm. Son cycle biologique se réalise sur deux ans. Au cours de l'été, la femelle dépose ses œufs dans les anfractuosités des branches. Après éclosion, les jeunes chenilles se dirigent vers les feuilles puis les bourgeons, les pousses et creusent une galerie en rejetant à l'extérieur des déjections. Ces rejets sont souvent accompagnés d'exsudation de sève. Le dessèchement des branches qui peuvent casser sous l'action du vent est aussi un indice de la présence de chenilles. Fin septembre, elles creusent des galeries verticales pour hiverner et après hivernation, elles reprennent leur activité alimentaire début mai.
La présence de la mineuse du marronnier est généralisée dans les parcs et jardins publics et privés de la région. En 2022, 31 signalements concernant 18 communes sont enregistrés. Suivant les résultats de piégeage de la commune de Cognac (16) portant sur trois sites les vols ont commencé début mai pour se terminer fin septembre. Le nombre de papillons piégés est beaucoup plus important qu'en 2021. Il a été piégé fin juin 920 individus dans le jardin public de la ville.
Description : Le papillon est de petite taille (3 à 5 mm), de couleur brun ocre avec des bandes plus claires sur les ailes. Les larves minent les feuilles en formant des galeries de couleur brun roux. La mineuse passe l'hiver dans les feuilles au sol au stade de chrysalide et les premiers adultes émergent à partir d'avril. Ce petit papillon crée des dommages esthétiques importants principalement sur le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum), mais aussi sur 21 autres espèces de marronniers et certains érables comme l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus) et l'érable plane (Acer platanoides). Les arbres atteints présentent un brunissement des feuilles pouvant aller jusqu'à leur chute prématurée en été ainsi que la chute des nouvelles feuilles apparues en automne lors de fortes attaques.
Introduite en France comme espèce ornementale à la fin du XIXème siècle, la berce du Caucase a progressivement colonisé certains milieux au détriment de la flore locale. Plante de la famille de la carotte
(Ombellifères), elle peut atteindre jusqu'à 4 mètres de haut et sa sève peut provoquer des brûlures de la peau (phyto-dermatites). Face à ces risques pour l'environnement et la santé humaine, la Commission européenne a inscrit la berce du Caucase sur la liste des espèces préoccupantes visées par le règlement n° 1143/2014 de l'UE relatif à la prévention et à la gestion de l'introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. Actuellement présente dans un large quart nord-est de la France (en particulier dans les Hauts-de-France) et dans les Alpes, la berce du Caucase progresse régulièrement vers le sud-ouest, où les conditions climatiques sont particulièrement propices à son établissement et à l'augmentation de sa densité. La présence de la Berce du Caucase signalée en Nouvelle-Aquitaine en 2020 est à préciser.
Description : La Berce du Caucase est une plante herbacée vivace à fleurs en forme de grandes ombelles blanches pouvant atteindre 50 cm de diamètre, et de grande taille pouvant atteindre 5 m de hauteur. Elle est bisannuelle ou vivace selon la rudesse du climat. La plante produit des substances toxiques qui provoquent des brûlures de la peau par contact et suite à une exposition au soleil. En cas de contact, rincer abondamment la zone touchée et ne plus l'exposer au soleil jusqu'à l'hiver.
La Datura est présente sur l'ensemble du territoire. Elle se propage en profitant de nombreux travaux de construction lui permettant de s'implanter en masse. Toutes les parties de la plante (tige, feuille, fruit, graines et racines) sont toxiques et impropres à la consommation. Elle peut provoquer une confusion mentale, des effets hallucinogènes, des amnésies si elle est ingérée. En prévention des risques d'accidents alimentaires et de prolifération, il est recommandé de la détruire sachant que les graines ont un pouvoir germinatif long dans les sols et les bogues conservent une capacité de maturation même arrachées vertes.
Description : la Datura stramoine est une plante annuelle originaire d'Amérique. Elle aurait été introduite lors d'importations de semences de céréales. Elle se développe dans de nombreuses cultures, mais aussi dans des habitats perturbés comme les chantiers, bords de routes ou les berges. Bien que capable de se développer en sols humides, elle préfère les endroits secs et ensoleillés.
L'ambroisie a fait l'objet de 294 signalements sur la plateforme dédiée en 2022. La plante est très présente en Nouvelle-Aquitaine. Elle fait l'objet d'arrêté préfectoral de lutte dans les départements de la Creuse, de la Charente, des Deux-Sèvres, de la Dordogne et du Lot-et-Garonne. Des disséminations accidentelles de graines d'ambroisies semblent être liées à leur présence dans des lots de graines destinés au nourrissage des oiseaux. Pour éviter la multiplication de l'ambroisie, il convient d'agir pour limiter la production de pollen en détruisant les plantes avant leur floraison. Suivant la taille des superficies infestées et du milieu considéré (zone agricole ou non agricole ou domaine public), la limitation de la floraison peut s'opérer outre par l'arrachage des plantes, par des tontes ou un fauchage répété. La surveillance et les mesures de lutte sont à appliquer aussi bien à l'ambroisie à feuille d'armoise qu'à l'ambroisie trifide présente en région Occitanie et signalée en Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques.
Description : L'ambroisie pose un problème sanitaire et environnemental. Son pollen est très allergisant. Le pic de pollen d'ambroisie se situe en été et au début de l'automne, il convient donc d'intervenir avant la floraison, et sur le long terme, et ce d'autant que les graines peuvent rester viables plus de dix ans dans le sol compliquant d'autant sa gestion. La plante colonise divers types de terrains et aussi bien des sols nus, des bords des routes, des chemins de fer, bords de cours d'eau, des gravières que des zones agricoles. La plante apprécie particulièrement les sols nus ou remaniés. Elle pousse très vite et présente une grande tolérance au stress.
Carte des Signalements d'Ambroisie en Nouvelle Aquitaine entre 2016 et 2021 Buisson d'ambroisie et inflorescences
(source : Observatoire des ambroisies site internet ARS NA)
Pour contribuer à l'identification des zones infestées par l'ambroisie en procédant à un signalement sur la plateforme dédiée : https://signalement-ambroisie.atlasante.fr/dashboard Application mobile signalement Ambroisie
Mail : contact@signalement-ambroisie.fr Téléphone : 0972376888
Pour plus d'informations, contacter les coordinateurs départementaux :
Site de Creuse : Amélie Bodin (CPIE Creuse) - Tél. : 05.55.61.95.87 - abodin@cpiepayscreusois.com
Site de Corrèze : Laurent CHABROL (CPIE Corrèze) - Tél. : 05.55.95.93.79 l.chabrol@cpiecorreze.com
Site de Gironde : Isabelle SIMME (FREDON Gironde) - Tél. : 09.67.01.58.68 - fredon.gironde@gmail.com
Site de Haute Vienne : Christel GOUTIERAS (FREDON Haute Vienne) - Tél. : 05.55.04.64.06 - christel.goutieras@fdgdon87.fr
Sites Dordogne, Lot-et-Garonne, Landes et Pyrénées Atlantique :
Gaëlle GUYOT (FREDON Nouvelle-Aquitaine) - Tél. : 09.67.01.58.68 - gaelle.guyot@fredon-na.fr
Sites de Charente, Charente-Maritime, Vienne et Deux-Sèvres : Marien LESOURD (FREDON Nouvelle-Aquitaine)
- Tél. : 05.49.62.73.54 marien.lesourd@fredon-na.fr